À quoi sert le cloaking ?

Le cloaking est une pratique assez courante, mais les objectifs de son application diffèrent selon l’intention. Il s’agit donc d’une technique à la fois intéressante et risquée selon les contextes. Le principe consiste à masquer certains types d’informations, soit au visiteur, soit à l’algorithme de Google. Dans les deux cas, l’utilisation du cloaking exige des compétences techniques.

Le cloaking en trois méthodes

L’affichage d’un site internet suite à une requête dépend de plusieurs éléments. D’abord, sa pertinence auprès du navigateur est proportionnelle à son rapport avec le terme de recherche. Ensuite, son positionnement parmi les pages de résultats d’un moteur de recherche (SERP) est fonction de la qualité de son SEO. Enfin, son apparition est rattachée aux différentes commandes que les robots et programmes reçoivent. L’ensemble de ces procédures est géré selon les paramètres du site en question.

Par conséquent, le cloaking est la technique adoptée pour maîtriser ce qui se passe sur le navigateur. Il s’applique précisément quand un internaute lance une requête. Celle-ci est transmise au serveur et les résultats varient ensuite selon les programmes intégrés.

Un cloaking il est basé user-agent lorsque l’affichage des pages dépend de l’user-agent. Il s’agit d’un en-tête d’identification lancée lors d’une connexion sur Internet. Le contenu de la page qui s’affiche varie selon cet ensemble de codes. L’objectif du cloaking est d’afficher un contenu spécifiquement adopté pour l’indexation quand un robot d’exploration se dissimule derrière l’user-agent.

Cette technique de dissimulation peut aussi s’effectuer à travers des langages informatiques assez complexes pour les robots de Google. Il s’est révélé que les Googlebots rencontrent quelques difficultés à décrypter JavaScript, DHTML ainsi que Flash. Dans ce cas, le but est d’utiliser ces langages pour codifier et intégrer à outrance des mots-clés pour remonter dans les SERP. Les pages codées renvoient pourtant à des contenus ordinaires dont la qualité n’aurait pas forcément conduit au même classement. L’internaute accède ainsi à des pages normales, mais les robots ont exploré des versions codées.

Le cloaking IP Delivery identifie les types de contenus à afficher selon l’adresse IP à l’origine du lancement de la recherche. Cette stratégie est de proposer des contenus appropriés selon la zone géographique et la langue détectée. Toutefois, quand Googlebots explorent un site sous une adresse IP, la technique vise à le déjouer à travers des contenus différents. Ces derniers sont donc spécialement affichés pour gagner des points en indexation par exemple.

Les risques et enjeux avec le cloaking

Qu’il soit utilisé à bon ou à mauvais escient, le cloaking n’a qu’un objectif : gagner des places en référencement. Toutefois, prendre des raccourcis via cette technique de dissimulation reste une pratique dangereuse. En effet, bien qu’il soit possible de déjouer les algorithmes, ceux-ci finissent toujours par évoluer. Par conséquent, dès que les manœuvres douteuses sont détectées, les sanctions risquent d’être lourdes. En revanche, en pratiquant le cloaking intelligemment, un site peut bénéficier de tous ses avantages. Il sert à protéger les mots-clés, proposer un article dans la langue adéquate ou générer des campagnes publicitaires ciblées. Cette méthode est aussi utile pour maîtriser le budget d’exploitation. Elle intervient en dissimulant les pages non pertinentes pour un moteur de recherche, mais correctes pour un visiteur. Le cloaking protège par ailleurs des collecteurs de courriels en leur refusant l’accès aux pages.